Au tout commencement…

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Nous y voilà ! Le 5 juillet 2021. C’est officiellement la date qui marque le début de nos démarches vers un voyage aussi inconnu qu’excitant. Le 5 juillet 2021, nous nous sommes officiellement inscrites sur le bassin PVT Canada 2021 ! La route va sans doute être encore longue, mais elle est déjà esquissée et croyez-moi, c’est déjà un grand pas en avant. Et si on revenait en arrière pour vous expliquer le projet initial ?

Je suis Méline, 30 ans (ça fait mal), française, née à Berlin avec un nom de famille belge. Au moment même de ma naissance, j’aurai dû savoir que ma vie n’allait pas se résumer à une sédentarité française.

 J’ai toujours eu la bougeotte et depuis la fin de mes études (a long, long time ago), j’ai pas mal changé mon environnement de vie : Pornic et Nantes où j’ai été étudiante, road-trip de 6 mois en Nouvelle-Zélande avec mon chéri de l’époque, déménagement à La Rochelle, déménagement à Bordeaux, puis rupture avec ce-dit chéri. J’y ai ensuite vécu les meilleures années de ma vie, 4 ans de 2014 à 2018. Une redécouverte de moi, des rencontres par dizaines, des aventures sans lendemain, des amis toujours présents, des sorties, des weekends de vadrouille, une indépendance à grande échelle et un bonheur de tous les instants. Non pas que ce chéri m’empêchait de vivre, détrompez-vous, j’étais heureuse. Mais je m’étais oubliée tout simplement, et notre aventure de vie stagnait. Nous avons donc rompu et nous avons grandi chacun de notre côté, ce qui a été la meilleure chose qui nous soit arrivée finalement. Bref, on s’égare. Ma vie était on ne peut plus satisfaisante, j’étais véritablement heureuse et épanouie. Je profitais de chaque instant, chaque seconde, toujours le sourire aux lèvres et une joie de vivre inébranlable. Et puis, l’appel de l’étranger est revenu. Quand on part une fois en road trip à l’étranger, on revient avec un sentiment qui ne s’éteint jamais : l’envie d’ailleurs, constamment. On peut être aussi heureux qu’on le veut, il y a toujours cette petite voix qui se fait entendre et qui nous dit « et si on partait, encore ? »

Appelez-ça de l’instabilité ou une envie folle de dévorer le monde, comme vous voulez. Toujours est-il que j’avais décidé d’écouter cette petite voix, et en l’occurrence ma sœur et mon beau-frère qui vivaient déjà à Malte et me disaient « Mais viens vivre ici et viens bosser avec nous ! ». Malte : j’y étais allée 2/3 fois en weekends et vacances pour voir ma sœur, et j’en étais tombée amoureuse. Une ile anglophone méditerranéenne, ensoleillée, où il fait bon vivre, un esprit de vacances de tous les instants et des expatriés du monde entier. Tout ça, à environ 2h de la France. J’avais donc deux choix : rester là où j’étais à Bordeaux, avec mes amis, ma vie adorée, mon boulot d’agent de voyage (encore les voyages ?!), mes aventures et mes sorties, ou tout envoyer bouler. Partir pour l’inconnu, pour l’instabilité et l’excitation du nouveau, me confronter à l’anglais au quotidien et repartir de zéro. Mon choix était fait : je partais pour le 10 juillet 2018 à Malte.

Ma vie à Malte 

Et je ne regrette pas ce choix. 3 ans après, je suis toujours sur cette île. Il s’en est passé des choses. J’ai eu ce que je voulais, et autant de rebondissements et d’aventures que je l’espérais. J’ai grandi, à nouveau, je me suis ouverte encore davantage au monde, j’ai acquis une meilleure compréhension des cultures humaines, j’ai une tranquillité d’esprit bien loin des préoccupations que l’on s’inflige en France. J’ai eu des aventures. Des aventures internationales et plus locales. Je suis sortie, j’ai bu, j’ai fumé, j’ai vécu comme si j’avais 20 ans, à nouveau. Et puis j’ai rencontré une femme. De laquelle je suis tombée amoureuse. Chose étonnante, qui ne m’était jamais arrivée auparavant. Mais Malte vous change et vous ouvre tellement l’esprit que ç’en est totalement naturel. Cette relation s’est terminée, mais cette expérience m’a changée à jamais. Mon aventure maltaise a pris un nouveau tournant.

Des vacances en France qui ont tout changé

Retour en France pour des vacances à la Réunion début 2020. Je « rencontre » une certaine Amandine via une appli. Elle vit proche de Bordeaux et va partir faire un PVT en Australie, je vis à Malte et suis en vacances en France. Pourquoi je me suis connectée  ? Allez savoir. On a accroché. Très bien accroché. Très vite. Je pars à la Réunion, nous n’avons pas le temps de nous voir. Puis arrive le Covid avec ses grands sabots : le pays, l’Europe et le monde sont fermés et se barricadent. Confinement sur l’île Bourbon, durant 2 mois (oui, pauvre de moi), avec ma soeur et mon beau-frère, oui, encore eux. 2 mois pendant lesquels nous parlons continuellement par messages avec Amandine, nous nous appelons, nous faisons des visios. C’est fusionnel, c’est fort, ça prend aux tripes. Après 2 mois, je retourne en métropole, plus précisément en Vendée où je pouvais loger dans l’appartement libre de mes grands-parents. Amandine décide de me rejoindre pour une soirée : première rencontre en réel. Les beaux papillons du stress déploient leurs ailes dans mon ventre, je prépare un bon repas, je me demande ce qu’il va se passer. Etrange sensation que de rencontrer une personne que tu connais déjà plus que certains de ses propres amis, sans ne l’avoir jamais vue. Elle arrive, et les heures passent comme des secondes. On s’amuse, on rit, on joue, on sourit, on est nous-mêmes. Naturelles. Sans faux-semblants. Ça explose, ça pète, ça fracasse l’esprit, ça électrifie le cœur : elle est mon évidence, je suis la sienne. C’est une de ces rencontres uniques, que l’on ne vit qu’une fois et que l’on recherche tant, sans pour autant savoir que ça existe vraiment. Et pourtant.

Elle reste avec moi toute la soirée, toute la nuit et les jours qui suivent. Impossible de se séparer. Puis vient le sujet de l’Australie et de Malte. Elle veut apprendre l’anglais, les visas Australie sont bloqués. Elle a tout fait pour partir, tout mis en place.

C’est décidé, je l’embarque avec moi à Malte.

Et c’est comme ça qu’un mois et demi après notre véritable rencontre, elle a emménagé à Malte. Ça fait maintenant plus d’un an que nous vivons à deux sur cette île et que rien n’a changé de notre relation : la magie reste, l’amour grandit encore, et on découvre l’île à deux avec la même passion. Mais le Covid ne nous lâche pas. Malte n’est plus la même. Je ne suis plus célibataire tout d’abord, je n’ai de facto plus la même vie. Mais au-delà de ça, on n’est plus libres de nos mouvements, la peur envahit nos pensées et on se prive de nouvelles rencontres et de sorties groupées. Et devinez qui revient au grand galop ? Cette fameuse petite voix de l’aventure. Accompagnée de ce vent du changement qui s’engouffre dans ma vie et qui me pousse à aller voir plus loin.

Il est temps de partir

On discute avec Amandine, le constat est clair : on ne se voit pas vivre à Malte. Ça n’a jamais été le cas pour moi, mais les années passent si vite ici qu’on ne voit pas le temps filer. On veut toutes les deux partir pour du plus grand, du neuf et du vierge. Un endroit où toutes les deux nous rebâtirions une vie, créée et écrite ensemble. Un endroit où elle n’a pas à me rejoindre ni à s’adapter, mais où elle apprendra avec moi et où l’on avancera ensemble.

Maintenant, quel pays choisir en ces temps de Covid ? Beaucoup de frontières sont fermées, beaucoup de pays ont été touchés économiquement parlant et souffrent au quotidien. L’Australie est toujours hors de portée, et je ne m’y vois pas y vivre. Chypre ? J’y suis allée en vacances, j’ai adoré. Amandine trouve ça trop ressemblant à Malte. Europe ? Difficile pour une personne qui ne parle pas beaucoup anglais, c’est son cas aussi. C’est là que mes souvenirs rejaillissent. J’avais pour projet de partir au Canada avec l’ex chéri, avant de changer d’avis pour la Nouvelle-Zélande au vu des difficultés d’obtention de visa pour le pays des Caribous.

Quitte à partir, autant se mettre la barre très haut. Quitte à partir, autant ramer et faire les choses en grand. Amandine est on ne peut plus d’accord sur la destination, qui lui plait tout autant.

C’est décidé, nous partirons coûte que coûte au Canada. C’est décidé, nous passerons Noël 2021 sous la neige. Le défi est lancé.

Voilà l’histoire de mes dernières années. Le cheminement de ma vie qui explique où j’en suis actuellement et pourquoi je prends ces décisions. Vous saurez tout, de nos démarches pour immigrer au Canada et obtenir le visa, à la recherche du logement et du travail, en passant par nos galères, nos déceptions, nos joies et toutes les étapes de notre voyage. Vous saurez notre vie sur place et nos découvertes, en espérant que cela vous aide à vous évader et peut-être à vous lancer dans un projet de vie.

Je vous présente donc l’histoire de notre futur ! A ligne ouverte. Méline.

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