Les curiosités du Québec : partie 1

Après presque quatre mois passés au Québec et une vie à 300 à l’heure, j’ai pu découvrir de nombreuses curiosités et me confronter à des situations plus ou moins inédites ! S’expatrier au Canada (ou ailleurs), c’est aussi savoir s’adapter et se faire à d’autres cultures pour s’ouvrir encore davantage l’esprit. Et ici plus qu’ailleurs, notre quotidien est radicalement différent. Ça donne des situations drôles, flippantes, des incompréhensions… mais toujours à vivre avec humour !

Voici les curiosités du Québec, partie 1.

Les toilettes

Oui, je commence par le détail le moins glam que je puisse vous donner. Mais c’est uniquement dans le but d’attirer votre attention (maline, je sais.). La première fois que je suis allée aux toilettes au Québec, j’ai cru qu’il allait falloir appeler un plombier. HELP ! 

Explication : Ici, l’eau ne recouvre pas uniquement le fond, mais remplit la cuve entière, presque jusqu’au bord de la lunette. Non pas qu’un petit nettoyage du fessier ne m’intéresse pas, mais il faut avouer que ça fait un peu peur la première fois. J’ai tiré la chasse avec le coeur battant la chamade, les yeux grand ouverts, la tempe palpitante, en imaginant le scénario catastrophe où l’eau déborde totalement et inonde la salle de bain, mes pieds inclus. Soulagement quand j’ai entendu le bruit (maintenant rassurant) de l’eau aspirée par la tuyauterie comme on aspirerait un flamby, tout est normal. 

Quand ça devient gênant

Tu t’habitues vite à cette eau stagnante et provocante dans les toilettes. Sauf quand ce sont des toilettes publiques. C’est-à-dire qu’avoir une bonne quantité d’eau sous tes fesses et uriner dedans, même assise, et bien ça fait du bruit. Beaucoup de bruit. 

Traduction au quotidien : Amandine et moi, on travaille dans un coworking. Une vingtaine de bureaux s’y trouvent, et les toilettes sont bien évidemment communes. Ici, on croise des avocats, des comptables, des agences de recrutement comme la nôtre ou encore des fiscalistes. Que du beau monde. Mais tu peux avoir le poste le plus haut placé dans ton entreprise, quand tu entres dans les toilettes, tu perds toute crédibilité. Je ne connais pas mes voisins de bureau, mais je peux savoir qui est dans les toilettes numéro 2 rien que par le bruit de son jet d’urine. Parfaitement gênant !

Alors Amandine et moi on a deux techniques distinctes. Moi je me tortille pour ne pas faire de bruit quand j’entends quelqu’un rentrer. Elle, elle lève les pieds pour que personne ne la reconnaisse de sous la porte. A chacune ses méthodes.

La taille XXL

On parle bien évidemment ici de produits XXL en tous genres, je vous vois venir. En clair ? Bienvenue en Amérique ! Ici, tout est en grand format. Comme si tu devais nourrir une famille de 13 enfants et 5 vaches, tu ne peux qu’acheter en grandes quantités. C’est donc commun d’acheter du beurre de 450g la plaquette, des bouteilles de lait ou de jus d’orange de 2L, des boîtes de café de 1kg (900g quand tu es chanceux), de la viande par paquet de 500g, des pots de glace énormes, des pots de yaourt de 1 kg… bref, on a de quoi nourrir un régiment. Mais quand on est deux, ça devient tout de suite plus compliqué à gérer !

Les voitures sont aussi XXL. On trouve des pick up à l’Américaine, des SUV (ici, on dit VUS soit dit en passant), et c’est à celui qui a la plus grosse… voiture.

Tout est XXL au Québec sauf…

Sauf les tampons. Ça, c’est moche. Avis aux femmes : Tampons super = tampons normaux. Tampons normaux = tampons ultra minis. Tampons mini = coton tige pour les oreilles. J’ai arrêté de chercher la logique, croyez-moi, ça vous sauvera.

Les dates “Meilleurs Avant”

Les dates de péremptions font partie intégrante des curiosités du Québec pour moi. Je fais partie de ceux qui mangent leurs yaourts périmés depuis 1 mois s’ils sentent encore bons, et les pains de mie périmés s’ils ne sont pas moisis. Avec ma blonde à lunette à côté qui me regarde avec deux billes à la place des yeux, toujours aussi choquée de me voir faire ça même après deux ans de vie commune. 

Bref, ici, ils ont fait le choix d’une autre communication. On ne trouve jamais de mention “A consommer avant”, mais toujours “Meilleur avant le”. C’est valable pour le pain, pour les laitages mais aussi et surtout pour la viande et le poisson. Donc tu peux acheter un produit périmé depuis 1 mois, mais pas vraiment périmé. Tu me suis ? Fais confiance à ton odorat, il te dira danger ou feu vert. Sauf si tu as le covid, auquel cas, je suis navrée pour toi, mais tant pis. Ton colon te dira si tu avais raison de manger cette viande gluante ou non.

Les horaires d’ouverture des magasins

Alors ça, c’est LA curiosité du Québec que je ne comprendrai jamais. Ici, c’est la culture de la consommation, on l’a bien compris. Il y a des magasins partout, tout le temps. Toute la semaine, ils ferment à 21h. C’est bien pratique après le boulot, certes. Mais alors le weekend, quand tu es libre et disponible, que tu as envie de te faire une grosse journée shopping après une grasse matinée, ô prends garde à toi ! Tous les magasins ferment à 17h le samedi et le dimanche. TOUS. On oublie les 21h de la semaine messieurs dames. 17h, fin de la journée, merci bonsoir. Alors quand tu as ta blonde qui se lève à 13h, qui mange son petit dej à 14h, qui a fini de se préparer à 15h, qu’il faut que tu déneiges la voiture et que tu finis par partir à 16h… ta journée shopping se termine vite, très vite.

Apporter son vin au resto

La bonne nouvelle du siècle ! Au Canada, beaucoup de restaurants n’ont pas la licence nécessaire pour vendre de l’alcool. Et comme ils sont intelligents et qu’ils ne veulent pas se priver d’une certaine clientèle (moi en l’occurrence), ils te permettent d’apporter ta (ou tes) bouteille(s) de vin ! 

Moi je valide totalement, je viens avec ma caisse de 6. Je devrais lancer un marché noir de bouteilles à l’arrière des restos, et me faire des extras.

Le souper à 17h

On oublie les soupers qui commencent à 22h. A croire que le froid et la tombée de la nuit influent directement sur la vie des locaux. Comme en Angleterre, on mange tôt le soir au Québec. Il est donc très fréquent d’aller au restaurant à 17h30 ou 18h. Et de le voir tout vide à 21h. Fermeture des portes, tout le monde chez soi. Si t’es pas prévenu, ça fait un choc la première fois. C’est à dire que tu finis à peine l’apéro que tu dois partir. Frustrant, très frustrant.

Ils se couchent donc plus tôt mais se réveillent aussi plus tôt, au rythme du soleil ! C’est tout un art. Nous on a essayé avec Amandine. Je lui ai sorti un entrée/plat/dessert à 17h30, le grand service. Figurez-vous que je l’ai retrouvée la tête dans le frigo à 21h, du fromage plein les bajoues, une tranche de pain dans une main et des chips dans l’autre. Note à moi-même : se contenter d’un goûter à 17h, et reporter l’heure du souper pour Amandine-Justine. 

Le gras et le sucre

Bon, je m’arrête sur ces deux points. Je m’y attendais, et je confirme le tout : ici, tout est plus sucré et plus gras. 

Au début, je ne le savais pas. Alors j’ai acheté mes céréales et je me suis dit chouette, je vais me régaler au petit déjeuner ! Quelle sotte j’ai été. C’est en prenant ma première bouchée que j’ai compris. J’aurai pris trois morceaux de sucre, ça aurait été la même chose. Et finalement, je me suis vite rendue compte que c’était le cas pour beaucoup, beaucoup de produits. Qu’ils soient salés ou sucrés, il y a toujours du sucre. 

Côté gras, c’est aussi le cas. On a dit bye bye au steack hâché maigre à 5%. Bonjour l’Extra Maigre canadien avec ses 25% de matières grasses, bonjour la crème liquide “légère” à 35% aussi. Amandine, recrache ce fromage que tu voles dans le frigo.

A noter qu’on essaye quand même de nous mentir sur le sucre. Tu lis la liste d’ingrédients qui mentionne clairement SUCRE, FRUCTOSE, SACCAROSE, et j’en passe des OSE. Mais sur le tableau nutritionnel, que voit-on ? Sucre : 0g. Je ne sais pas si c’est une vaine tentative de faire croire aux consommateurs qu’ils mangent de la healthy food ou si c’est une erreur d’impression volontaire qui se répète sur tous les produits, mais il y a un menteur dans l’histoire.

Les demi sous sol et sous sol

Pour nous, un sous-sol c’est l’endroit où on stocke les affaires, la cave à vin à la rigueur. C’est là où tu mets ton bazar. Curiosité du Québec, les sous-sols sont de vraies habitations à part entière. On y trouve des appartements entiers, cuisine, chambres et salle de bain inclus ! Alors évidemment, qui dit sous-sol dit fenêtre de la taille de ta main, voire de ton petit orteil. C’est là qu’on vit présentement avec Amandine, dans un demi sous-sol. J’ai un peu l’impression d’être le clown dans Ca, qui regarde par la bouche d’évacuation du trottoir. Remarque, on voit le monde d’un autre œil par en dessous. C’est fou ce qu’on peut apprendre des gens en voyant uniquement leurs pieds et leurs jambes. 

Un jour, on verra la tête de nos voisins, je te le promets Justine !

L’épicerie : le tapis que tu dois faire avancer toi même

Tu te souviens quand tu es au Lidl en Europe et que tu es en panique parce que l’hôtesse de caisse est 3 fois plus rapide que toi et que tu n’as pas le temps de remplir tes sacs ? Tu fourres alors tout en vrac, tu transpires, ton coeur fait boum boum car il y a la queue à la caisse et toi tu parais trop long en comparaison avec la caissière. Ici, c’est pareil, avec une difficulté en plus : celle de l’avancée du tapis. Quand tu vas faire tes courses (faire ton épicerie en québécois), c’est toi qui t’occupes du tapis à la caisse. 

Non seulement il faut que tu gères le rangement de tes courses sans paniquer, mais en plus que tu fasses avancer ce maudit tapis. Ça donne quoi sur le terrain ? 

La caissière qui scanne les produits un à un, le tas de tes articles qui devient de plus en plus grand à côté d’elle, toi et ton sac au milieu du tapis. Tu fais avancer le tapis, tu fais avancer ton sac en même temps, tu dois marcher en crabe pour rattraper ton sac qui se barre de l’autre côté du tapis et qui se bloque contre le rebord, tandis que tous les autres produits empilés arrivent en vague vers toi, plus menaçants que jamais. Rien qu’à y penser, je suis en stress. Moi j’ai découvert la solution : je laisse Amandine en charge de ce fardeau. 

Le café noir inexistant 

Je vous parlais du sucre tantôt (tout à l’heure en québécois. Vous apprendrez de nouvelles expressions tous les jours.) Amandine et moi, on aime le café. Donc on le boit noir, sans sucre, sans lait. Sauf qu’ici, ça ne passe pas. Traduction de notre misère à commander du café : 

Bonjour, je vous sers quoi ?

Deux cafés noirs svp.

Avec du sucre et de la crème ?

Non, rien merci.

Pas de sucre ?

Non.

Pas de crème du tout ?

Non.

Vous êtes sûre ?

Euh…Oui.

Donc… un café… sans rien ?

Oui, mais tu commences à me faire peur Madame, je veux juste du café noir, pas de lait pas de sucre pas de beurre pas de nutella pas de crème, pas de donut, pas de pizza 4 fromages. Juste du café. S’il te plait. Je vais pleurer, je veux juste du café.

Même scénario à chaque fois. Je suis à deux doigts de commander un extra sucre et crème pour ne pas perturber leur journée, je vous jure.

La neige sous les chaussures 

Quand tu vis au Québec durant l’hiver, il faut vite apprendre à faire avec la neige qui s’immisce partout et surtout sous tes chaussures. Tu développes alors un tic quotidien : tu tapes tes chaussures sur tous les murs, les marches pieds et avant de rentrer dans tous les bâtiments pour décoller la neige bien incrustée sous ta chaussure. Au départ par pure nécessité, c’est maintenant une drogue, un TIC absolu. Ne me jugez pas quand je vous visiterai en France siouplé.

Le culte Tim Hortons

Tim Hortons ? Kesako ? Ici, c’est l’équivalent de Dieu, ni plus ni moins. C’est une véritable institution au Québec. On en trouve à peu près tous les 2 mètres. Mais alors ,qu’est-ce que c’est ? Vous trépignez d’impatience, je le sais. C’est… un fast food ! Mac Do, KFC, Burger King, c’est du pipi de chat pour les Québécois à côté du grand Tim Hortons. Pour avoir testé l’endroit, rien d’extraordinaire, vraiment. Mais on y trouve des beignes (beignets) de toutes sortes, des wraps ou hamburgers, et surtout les Timatins : ces pains déjeuners ou muffins anglais tout chauds garnis de fromage, oeuf, saucisse, boeuf ou bacon. Je l’avoue, le combo café NOIR / Timatin est extra. Deviendrais-je québécoise ?

Les décharges électriques

C’est une des plus grandes curiosités du Québec pour moi. Et un mystère inégalité. Depuis que je suis installée au Québec, je prends toujours d’énormes décharges électriques à chaque contact. Je fais un bisou à Justine ? BZZZT, décharge. Je touche quelqu’un ? BZZZT, décharge. J’ouvre mon ordinateur ? BZZZT. Je ferme la portière de ma voiture ? BZZZT. J’ose ouvrir une porte ? Je vous laisse deviner… Je me suis prise tellement de coups de jus que j’en ai développé une phobie, et que je tapote toujours 3/4 fois un élément avant de le toucher vraiment. Oui, je passe pour une femme psychologiquement instable tous les jours. Au prochain tonnerre au Québec, je sais qui sera la victime, je suis un conduit vivant apparemment.

Les taxes

C’est bien connu, ici au Canada, les taxes et les pourboires ne sont quasiment jamais inclus. Il faut donc rajouter 15% de taxes systématiquement, que ce soit pour les restaurants, les magasins ou tout produit que tu achètes (sauf l’alcool à la SAQ, bien vu les gars.). Quand il s’agit de restaurant, tu rajoutes en plus un petit 15% minimum pour le service. Il est donc normal de se rajouter un bon 30% au total quand tu vas au resto. Et comme tu n’y penses jamais avant de commander, tu finis toujours par pleurer quand tu vois la facture. 

Mais pour faciliter les choses, les pourboires ne sont pas obligatoires en fonction du type de service.

Résultat, je me retrouve parfois bloquée devant un TPE à ne pas savoir si les pourboires sont obligatoires, s’ils sont déjà inclus ni combien il faut donner. Dans la panique, je me retrouve à payer 15% de pourboires + 10% de “au cas où”.

J’ai déjà vendu un rein et un peu de moelle osseuse, je fais actuellement une étude de marché pour les potentiels acquéreurs de doigts de pieds et de poils. On ne sait jamais.

Le trouble du lait

A noter que le lait est difficile à digérer ici. Très difficile. 

J’avais remarqué avoir une légère intolérance au lactose chez moi avant de partir, je me grattais la gorge quand je buvais du lait ou mangeais du fromage par exemple. Rien de bien méchant.

Mais ici… Ah. Ah. Ah. C’est un autre level.

Je ne compte plus les fois où je demande à Amandine d’écourter une journée découverte parce que j’ai bu un Latte de trop et que mon intestin me dit “hun hun, je serais toi, je rentrerais très vite. Très très vite.” 

Amandine, c’est encore autre chose. Elle ne trouve rien de mieux à faire que de vomir sur la voiture de nos patrons après un cappuccino lors d’une réunion de travail. Parfait. Quelqu’un d’autre ?

Note à moi-même : toujours, toujours s’assurer d’avoir des toilettes à proximité et un sac à vomi pour la binoclarde. 

Les feux rouges

La conduite au Québec, c’est tout une histoire ! Et si tu ne lis pas le code de la route, tu peux vite te retrouver avec des amendes plein ton pare-brise, sous une épaisse couche de neige. Une des curiosités du Québec, et de l’Amérique du Nord toute entière, ce sont les feux rouges qui sont situés de l’autre côté du carrefour. Malheur à toi si tu t’arrêtes à l’emplacement du feu, tu serais alors en plein milieu du carrefour, percuté de plein fouet par les gros pick up XXL arrivant à pleine vitesse. S’arrêter avant le carrefour ok, noté. Sauf quand la route est totalement enneigée, et que tu ne vois absolument pas la ligne blanche pour t’arrêter. Après 3 mois ici et quelques feux grillés, on a appris à deviner la ligne imaginaire et on a développé des yeux supersoniques. Tout va bien.

L’historique de crédit 

On t’a toujours appris à éviter le plus possible de contracter des crédits. Ca, c’était avant. Curiosité du Québec numéro 30000 : plus tu as de crédits sur le dos, mieux c’est ! Ici, les garanties des professionnels ou des propriétaires reposent uniquement sur ta façon de consommer et de payer ces consommations. En clair, ta carte de crédit doit être utilisée le plus souvent possible et ton crédit remboursé rapidement pour bâtir ton historique de crédit et avoir une côte de crédit favorable. Tu as un crédit voiture, un crédit consommation et un crédit maison ? C’est parfait, ne change rien. Tu n’as pas de crédit et tu préfères tout payer sur le moment ? MALHEUR À TOI ! Personne ne voudra te louer un appartement car tu n’existes tout simplement pas au bureau des crédits.

Le café illimité 

Ca, j’adore ! A l’Américaine, quand tu es dans un café ou un restaurant et que tu prends un café (NOIR SVP, non pas de sucre madame), tu en as de façon illimitée. Le serveur viendra toujours avec sa petite cafetière, comme ta maman le ferait, et remplira ta tasse dès que tu bois une gorgée. Tu sors de là avec l’énergie d’un Jack Russel par contre. 

Et ça ne se limite pas qu’au café. C’est aussi valable pour l’eau. Ton verre est rempli au ¾, le serveur va faire des pieds et des mains pour le remplir. Tu dis non, il insiste. Tu redis non. Il part en boudant. Et tu peux être sûr qu’il reviendra 2 min plus tard avec l’arme au poing, son pichet d’eau. Son but ultime : remplir ton verre jusqu’au dernier centimètre. Yo, remplie moi mon verre de vin je préfèrerais !

Les québécois

Les curiosités du Québec passent évidemment par les Québécois. J’en ferais un article entier, voire un tome tellement il y a de belles choses à en dire. C’est un peuple très accueillant et bien plus simple au quotidien. Tout le monde se tutoie, même dans le monde professionnel. Tout le monde se parle sans se connaître. Selon les régions, les gens sont encore plus abordables qu’ailleurs. Je me suis vite sentie à l’aise et chez moi ici. Je prends des expressions québécoises même si mon accent français me grille à 10 km à la ronde. Mais peu importe, je m’adapte, je me faufile, je m’intègre comme je peux. Une anguille ! On oublie les gens qui te font comprendre qu’ils se sont mal réveillés, on oublie la morosité. Place aux sourires, à la joie de vivre et à la bonne humeur, constante. Et ça, ça me plait !

Le mensonge de la cuisson des pâtes

Je vais finir cet article des curiosités du Québec par un scandale, un motif de rébellion provinciale si ce n’est nationale. Le mensonge des pâtes. Nous sommes de grandes consommatrices de pâtes. Surtout Amandine. On a développé des compétences d’élite, on pourrait les faire cuire les yeux fermés. Jusqu’à ce qu’on arrive ici. Tu achètes ton paquet de pâtes qui te dit cuisson 9 min. Jusque là, rien d’anormal. Tu obéis. Bête et disciplinée. 9 min plus tard, tu goûtes. Et là, comme si les 9 minutes de cuisson n’avaient jamais existé, tu perds 3 dents. Jamais, ô grand jamais tes pâtes ne sont cuites en 9 min. JAMAIS. Et c’est valable pour toutes les pâtes, toutes marques confondues. Double la cuisson. Au minimum. A moins que les Québécois ne mangent de la pâte à pâtes crue, je ne comprends pas. Et je crie au scandale et au mensonge. Comme les 0g de sucres des paquets. Rébellion !  

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